Se désolidariser c’est être solidaire : sortir du déni de notre propre souffrance #2

Par Thomas Marcilly|juillet 12, 2019|Articles, Voyage

Où comment dire non à un endroit,  c’est dire oui à une autre direction.

 

Chers tous,

En suite de la publication du 21 juin à propos de la désolidarisation que je posais vis à vis d’un sanctuaire pour éléphants

Dénoncer la maltraitance

 

Poser sa parole c’est reconnaître l’expérience qui est nôtre et l’apprentissage de l’instant.

Poser sa parole est un grand risque, car en se choisissant, l’autre, peut-être, ne nous choisira plus !

Poser sa parole c’est être solidaire de la communauté humaine.

Le travail de 108empreintes documenté sur leur page et site internet est très pertinent sur les oeuvres dont nous sommes toutes et tous capables en tant qu’humain complexe.

Ces paradoxes dans lesquels nous sommes pris qui nous mènent à nous laisser séduire par le rêve de l’autre. Sortir du triangle infernal victime / sauveur / bourreau demande de se choisir et de se regarder profondément.

A tout vous dire, moi il y a plein de journées où je n’y suis pas du tout. Mais ce que j’ai à coeur de construire comme projet de vie c’est celui de baliser mon chemin intérieur dans l’alliance du Divin en moi.

Il est tout à fait nécessaire que la maltraitance, quelle que soit la forme, puisse être dénoncée et arrêtée. Afin que la justice divine puisse reprendre sa place. Tant que nous justifions et argumentons ce qui nous fait du mal, nous ne pouvons sortir de l’emprise et de notre misère.

Ce travail est à la fois intérieur (thérapie) et extérieur (devoir de citoyen)

 

La guerre en nous depuis bien longtemps

 

Mais ne nous trompons pas de combat ! Car ce face à quoi j’ai posé mon NON c’est la toute puissance collective déguisée.

J’ai posé mon NON au déni de l’autre.

Cette toute puissance qui est en chacun de nous et que nous retrouvons tout autour. Avec laquelle nous devons nous organiser pour entrer en relation dans le monde. Ce déni du vivant, ce déni d’une voie plus apaisée, plus tranquille, en relation.

Collectivement, il nous faut nous choisir déjà individuellement et dans ce qui est ouverture à la relation, à la différence, à la parole, au goût des projets multiples et variés.

Nous sommes tous logés à la même enseigne y compris les accompagnants, thérapeutes, psychanalystes, marabouts, gardiens de zoo, électriciens, chauffagistes, enseignants… tous !

Que nous nous reconnaissons comme femme, homme et quelle que soit l’identité que nous embrassons.

Nous tous logés à la même enseigne, surtout ceux qui se nomment éveillés. D’ailleurs, je ne sais pas vous mais le Divin en moi il ne se dit pas éveillé, il se goûte…

 

Le rêve de l’autre si séduisant

 

Oui, ne nous trompons pas de combat car la guerre est en nous depuis bien longtemps. Nous sommes massivement installés dans un déni et nous nous organisons pour sauver à minima ce qui rend notre vie confortable (ok) et ce qui nous séduit.

Le rêve de l’autre, tellement accessible via les réseaux sociaux, qu’il nous place dans un immobilisme du gratuit et de l’immédiateté. Je clic, je claque, j’aime, je désaime…

Tant que le rêve de l’autre nous fait rêvé, parfait ! Mais si le rêve de l’autre est un peu maltraitant et manque de cohérence… compliqué n’est-ce-pas de voir ce qui fait défaut ?!

Nous admirons par fascination, nous sommes collés à cette image cultivée dans l’égrégore des réseaux sociaux, des magazines…

Cette fascination nous aveugle complètement et nous place dans une fusion-confusion : ce quelqu’un qui vit à ma place par procuration ma vie !

Alors imaginez toute la féérie qui court autour des éléphants, imaginez !

 

Sortir du déni de ma propre souffrance

 

Un monde meilleur c’est déjà celui où je fais le choix de sortir du déni de ma propre souffrance et donc de ma propre toute puissance avec laquelle je manipule les autres et le monde.

On peut tourner autour du pot et donner des enseignants et des conseils à tout le monde, mais la vie nous attend EN SOLO devant notre miroir et dans le chemin de nos nuits.

On peut passer sa vie à se contempler le nombril via Instagram et chercher la meilleure représentation que nous pourrions donner au monde, mais la vie nous attend EN SOLO devant notre miroir et dans le chemin de nos nuits.

On peut passer sa vie à dire quelque chose et faire son contraire ouvertement, simplement en étant installé dans son déni. Avec cela, on embarque tout le monde car le mensonge est collectif, il est pas seulement individuel.

Franchement, qu’est-ce que l’on fait aujourd’hui pour arrêter la Terre qui tourne malade ?

 

Prendre en charge notre propre misère

 

On fait quoi aujourd’hui pour prendre en charge notre propre misère humaine ?

Car le monde n’attend que nous ! Les animaux, les pierres, les plantes, les guides… ils n’attendent que nous et que nous bougions notre popotin.

Et le pire dans tout cela c’est quand on prend à mon sens en otage les animaux par exemple, pour leur projeter de nouveau notre misère humaine sur leur épaules.

S’il existe aujourd’hui des sanctuaires, c’est qu’il y a eu pendant des siècles de la maltraitance. Et notre job à la source est de mettre en lumière nos agissements.

Aller nager avec les éléphants n’est pas un voyage initiatique. Les éléphants ont besoin de marcher, manger et se baigner. Nous sommes responsables s’ils ne peuvent plus le faire naturellement aujourd’hui. L’initiation c’est comment je me choisis dans ma vie, dans le voyage et comment je rentre en relation avec cette problématique là.

Les autres règnes ont leur parole, leur langage, leur communication propre… Et notre capacité à annihiler ce qu’ils sont pour mettre nos propres maux / mots est flagrante. Mais cela est encore une fois si séduisant, de réduire l’autre à ce qu’il n’est pas. Cela me permet d’exister, n’est-ce-pas ?

Il est tellement plus simple de projeter encore sur l’autre sa misère.

Tellement plus simple de méditer en envoyant tout l’amour que je crois ressentir en moi sur la terre. Ça c’est de l’ingérence je crois et encore une si bonne raison de ne pas prendre en charge quoi… ma propre misère.

Alors évidemment c’est beaucoup moins sexy, beaucoup moins vendeur. Je n’ai pas de jolies vidéos trop mignonnes pour vous attraper à l’hameçon de la séduction.

 

Le chemin très impopulaire

 

“Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire.”
[ Carl Gustav Jung ]

 

Je crois au chemin très impopulaire d’aller rencontrer notre ombre en effet. Enfin c’est ce que j’expérimente. J’aime vivre l’expérience de cette ouverture à la vulnérabilité amoureuse.

Cela n’empêche pas l’amour, le lien, l’exotisme, la douceur, la force… Et peut-être même que tout cela est logé dedans, au coeur de notre ombre.

Rencontrer notre ombre c’est muscler notre capacité de raisonnement, de penser, de se dire.

Rencontrer notre ombre pour embrasser une capacité à se renouveler, à faire un pas de côté, un pas en arrière, à retraduire son langage.

Rencontrer notre ombre pour accueillir l’altérité en nous, la différence de point de vue, d’expérience…

Sans rencontrer notre propre obscurité alors la porte est ouverte à la manipulation de masse. La porte est ouverte au prophète en nous qui condamne tout le monde sauf lui, qui ne parle que du monde sauf de lui.

Apprenons à devenir des analystes de nos comportements à la rencontre de notre propre précarité, de notre propre misère. Et cela ne se fera jamais sans l’autre, cela ne peut pas se faire sans l’autre car l’autre c’est… le chemin !

 

Moi je l’aime et je l’embrasse cette voie/x si impopulaire,
Celle qui vient frotter mes parts narcissiques,
Celle qui s’interroge plutôt trop que pas assez,
Celle qui aime être en chemin avec les questions de l’autre,
Celle qui ose dire NON,
Celle qui ose dire OUI,
Cette voie/x tremblante à l’intérieure de laquelle parfois je ne peux sentir la présence que de Dieu.

 

Je regarde avec tendresse ces instances en moi, une à une, qui au moment où je vous écris me disent :
“Youpi !”
“Tu vas un peu fort là !”
“Oualalalala j’ai peur”
“Tu ne devrais pas écrire cela”
“Je me sens en colère”
“Je me sens triste et fatigué”
“Je me sens en expansion”
“C’est bon de sentir cette pulsation vivante”
“Je vais avoir besoin de réconfort après ton message”
“J’ai peur de me tromper encore”

 

Se désolidariser de ce qui ne nous convient pas c’est la base d’une vie saine et les fondations d’un monde meilleur.

Continuons à nous amuser avec Narcisse,
Continuons à refaire le monde dans un post comme je le fais là,
Mais la vie nous attend EN SOLO devant notre miroir et dans le chemin de nos nuits,
C’est avec Dieu que nous avons rendez-vous chaque jour,
C’est avec ce miracle de la naissance.

Je ne crois pas que notre expérience d’ici soit faite pour être misérable. Mais encore faut-il nous accepter de regarder la misère en nous et de l’aimer, fort, fort, fort… afin que cesse la manipulation par le déni de notre propre souffrance.

Voilà pourquoi : Oser le vivant, naître à soi-même,
Et la suite, en chemin…

 

Thomas
Écolier du vivant,
Auteur en proposition,
Enfant de la naissance,
Voyageur du monde,
Traducteur d’un Souffle des Âmes

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A propos Thomas Marcilly

Mon accompagnement s’articule dans une dimension plurielle et multidimensionnelle de la personne : expérience relationnelle, analytique, systémique et vibratoire. Ensemble dans la communauté humaine, je suis présent à vos côtés pour traduire la complexité de l’être humain, contempler votre nature profonde, apporter de la conscience dans des espaces d’inconscience et dénouer les scénarios limitants d’ici et d’ailleurs. Psychopraticien, auteur et formateur, je vous accompagne également en voyage chaque année à la rencontre des éléphants en Thaïlande. Un album de méditations guidées audio et la Guidance Le Souffle des Âmes® sont aussi disponibles pour vous permettre de vivre une expérience au plus près de vous. Je vous souhaite la bienvenue dans mon cabinet de thérapie et d’accompagnement Le Souffle des Âmes à Toulon Sanary-sur-mer.

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