Il est comme une évidence

Par Thomas Marcilly|octobre 1, 2018|Lettres

 

Il est une évidence pour moi, comme une évidence oui.

L'optimisme qui m'habite m'est souvent reflété dans mes relations. Je dirais que je porte en moi cette facilité malgré moi à me laisser traverser par la symbolique vivante de la vie. Cela se traduit par un optimisme qui me permet de visiter mes croyances limitantes à goûter l'évidence que je vais vous partager. Un pas puis un autre, pour goûter à ce qui colore mes terres intérieures.

S’il est une évidence pour moi aujourd’hui, c’est celle d’aimer…

 

L'amour est l'enjeu de tout ce qui nous attire, nous éloigne, nous compose même. Lorsqu’il est question d’amour, ce mot-là laisse pourtant sous-entendre un aspect « new-ageux » : une couleur de l’enfant qui adore sa mère et ne peut s'en défaire, de l’enfant qui cherche le sein de la vie en tout instant, de l'adulte animé par l'adoration des anges, de l'adulte hors-limites qui doit se vivre décomplexé, débordant, goulument...

Mais mon chemin d’exploration me laisse tout de même rencontrer cette évidence qu’il est question d’amour, en chaque instant, en permanence. L'espace de nos relations traduit pour moi le mieux cette expérience à vivre. Puisque lorsqu'il est question d'amour, il s'agit d'être, d'espace, de limites, de cadre, d'un goût du "Un" dans un espace comportant le "Deux". L’amour qui offre un non, un oui, un seul, un ensemble. L'amour comme traduction de ce vivre ensemble, pas sans le cadre du corps et donc la pleine reconnaissance de ce que je suis, de ce que l'autre est, de ce que nous avons à réapprendre par notre rencontre.

L’amour qui cherche une place de plus en plus importante et vaste en moi, en nous, en chaque infime instant de notre journée. Si je tourne mon regard vers de nombreux enseignements, l’amour pourrait me sembler en dehors, comme un dieu à adorer, un pétale à cueillir, voire même un dieu qui nous récompense. Mais lorsque je me laisse à nouveau gagner par l’évidence qu’il est toujours question d’amour, alors je replonge en moi.

Je plonge en moi, non pas en solitaire, mais avec le soutien, le miroir, l’histoire qui se répare en m’enseignant… Je plonge en moi avec l’aide de la relation à l’autre en chaque instant. Il est question d’amour-propre, d’une évidence qu’il me laisse expérimenter à nouveau le lien pour chaque morceau de ce que j’ai pu vivre, de ce que je crois être.

Ma voie d’exploration de la profondeur me laisse à vivre, à reconnaître et à aimer mon infime précarité.

 

La précarité de mon coeur qui cherche l’amour manqué, manquant, interdit. Ma précarité se dessine parfois dans des états émotionnels enfouis dans le gouffre de mon existence, de mon homophobie intériorisée, de l’homophobie subie. Ma voie de la profondeur m’invite à la rencontre de la précarité de l’inconscient collectif qui habite mes cellules. Je descends sur l’échelle de ma conscience pour habiter les coins les plus reculés de mon Être, les plus traumatisés, les plus redoutés de haine.

Il m’apparaît cette évidence qui dans le même temps habite mon Être depuis le premier battement de mon coeur… Je suis ici pour aimer, m’aimer, l’aimer, aimer. Il n'est pas question de fusion mais de l'espace de ce "Deux". Je n’ai ainsi rapidement pas pu m’en tenir à une dimension de l’amour depuis le filtre du chakra du coeur… non. L’expérience de l’amour dans une voie authentique, responsable, engagée de la voie de la profondeur me pousse à accoucher de mon ignorance et advenir un Être nu.

Tout est là, tout ne demande qu’à être aimé en nous. Ce nous qui est la haine, la précarité, le laisser pour compte, le refoulement, le subit, la déchirure, la pauvreté de sentiments, l’ignorance, l’inceste, la violence…

Il est une évidence que de nombreux espaces en moi portent une profonde aversion à se laisser rencontrer. Parce que l’histoire de l'humanité, les mémoires de mon âme, portent la souffrance et la douleur de ne pas avoir pu exister. Exister comme tel, exister comme l’Être que je suis, à incarner une identité singulière.

Le roman de notre vie pose des chapitres forts signant parfois des empêchements puissant d’aimer à nouveau. Et ce roman respire parfois d’une légèreté de temps à autre, comme un balbutiement d’amour qui cherche à se goûter à nouveau. Je sens l’évidence donc de déposer auprès de vous cette évidence : aimer le roman de notre vie, à nouveau. Aimer ce qui est écrit, aimer ce qui est, aimer ce qui reste à écrire de notre vie. Ce n’est ainsi pas je crois sans un engagement profond à nous vivre en relation, en relation avec notre être et dans le monde.

J’ai eu l’opportunité de saisir des fils tout à fait précieux à certains chapitres de ma vie. Des fils qui me conduisent à explorer, parfois en apnée ou une profonde et ample respiration, mon impuissance à naître à moi-même plus facilement. La psychanalyse symbolique et la voie de la thérapie relationnelle sont un cadre intimement précieux. Il est donc cette évidence pour moi : aimer, aimer, aimer… pour vivre l’aventure du roman de ma vie. Tout ce qui a été écrit je peux le revivre avec plus d’amour afin de donner une impulsion nouvelle, un équilibre nouveau.

Voilà cette évidence avec laquelle je rythme cette lettre. Si cela fait sens, qu’elle puisse aussi rythmer votre mois d’octobre ! En préparation du voyage en soi sur la Terre des éléphants, je mettrai à disposition le mois prochain une nouvelle lettre depuis la Thaïlande.

Je vous partage la possibilité d'une première séance de rencontre entre nous de 30 minutes, sans engagement. Je mets en place cet espace afin de respecter le rythme de chacun et de permettre le cadeau d'un partage avant de l'installer ou non dans la profondeur et la beauté d'un accompagnement. Je vous accueille dans ce rendez-vous skype, téléphone ou cabinet ici...

Je serai tout à fait heureux d'accueillir les lecteurs actifs de cette lettre, que je ne connais pas, en demande d'un espace de soutien, d'écoute, d'exploration.

 

Dans l'atelier en ligne ce mois-ci, je vous retrouve avec ces méditations énergétiques, facilitant le processus d'intériorisation que nous propose le passage de l'été à l'automne notamment. Les notes spontanées d'Aymeric Mahieu spécialement reçues pour ces capsules vibratoires accompagnent ma voix.

Ces lignes me portent doucement jusqu'à mon départ pour la Thaïlande dans 2 semaines. Je vous souhaite la tendre bienvenue dans votre corps cet automne,

Le coeur éléphant.

Thomas

Partager cet article:

Laisser un Commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.