La voie de s’engager sur son chemin

Par Thomas Marcilly|juin 10, 2016|Lettres

Le questionnement agité et vivant en moi à vous partager aujourd'hui parle d’engagement : comment rester engagé sur le chemin intérieur sans me soustraire de cette oeuvre personnelle à la moindre occasion ?

J'ai longtemps trébuché sur le cadre et l'engagement, jusqu'à ce que la voie du son, à l'occasion d'un stage de yoga du son, me permette de toucher en moi, la sécurité d'un cadre depuis lequel je peux m'envoler... et revenir. L'engagement donc, de servir la douceur et de contribuer à l'épanouissement de l'âme est devenu mon métier. Et dans la profondeur de mon métier, prend place le coeur de mon engagement à cheminer dans ma propre intériorité : par la voix thérapeutique, analytique, énergétique et corporelle.

Sur ce sentier engagé qui m'enseigne chaque jour le miracle de l'imprévu, je remarque comme la vie peut être joueuse.

Quel travail cela est je trouve que de s'offrir un jour après l'autre, les moyens de conserver un espace suffisamment important pour que la vie puisse y entrer. Quel apprentissage cela est de choisir en conscience une alimentation physique, intellectuelle, amoureuse. Quelle difficulté j'ai parfois à m'autoriser au simple non. Quelle délicatesse cela est de prendre soin de mes limites qui sont parfois proches de zéro sur certains domaines.

Là où la vie m'offre la diversité de son existence, je garde toujours en tête les questions suivantes : de quoi est-ce que j'ai envie de faire l'expérience ? De quoi est-ce qu'il est le plus important de prendre soin dans mon jardin intérieur en ce moment ?

S'engager dans son chemin intérieur est tel un travail d'artisan paysagiste, un projet de vie, une (dé)construction en finesse qui me demande une verticalité dans mes choix et mes décisions. Chaque jour, chaque jour, chaque jour, est dédié à mon oeuvre personnelle.

Comment est-ce que je peux vivre l'amour du couple sacré si je ne prends pas en charge ma propre souffrance ?

Comment est-ce que je peux faire l'expérience de l'abondance matérielle si je remets le courage de mes actes dans les ailes des Anges ?

Comment est-ce que je peux attendre de la vie qu'elle mette du ciment là où je ne pose pas les premières pierres ?

Je crois profondément que nous sommes notre propre source d'expériences. Et je ne sous-entends aucunement que nous incarnons pour autant la responsabilité de Dieu-le-Père et que nous avons donc le contrôle du tableau de bord.

La vie prend soin d'elle-même et le plus je chemine, le moins je crois savoir et le plus ça me détend. Et je crois aujourd'hui en la simple force de l'engagement, de s'engouffrer corps et âme dans une spiritualité incarnée, magique, vivante. De la même manière que le couple sacré se cultive par un engagement mutuel, on en est où de l'engagement dans la relation à soi ?

Je ne sais pas vous mais moi, j'ai mille occasions par jour de douter et autant de directions différentes. Le tracé n'est pas un, mais multiple. Et cet engagement que j'ai à oeuvrer pour un monde de douceur me chuchote simplement à l'oreille une direction dans laquelle je sais que les conséquences seront douces. Est-ce que le chemin sera dans cette même douceur, certainement que non.

Le plus j'aime, le plus j'ai évidemment l'élan inconscient de mettre de la lumière là où je ne m'aime pas,

Le plus je souhaite faire l'expérience de la joie dans mon corps, le plus je contacte la tristesse d'être vivant pour lui conter la douceur d'être accueillie.

Le plus je souhaite vivre la douceur en moi, le plus je suis sensible à la violence de notre monde.

Le plus je souhaite prendre du temps pour moi, le plus ma journée se remplit de l'imprévu du vivant.

Dois-je pour autant faire le constat que c'est karmique ? Que c'est un signe ou le fameux signe du diablotin ? Dois-je, dans un jour de pluie, sacrifier les parts m'offrant ces aspirations les plus intenses en moi ? Dois-je pour autant me soustraire de ma responsabilité de m'engager sur ce qui fait sens et bien en moi ?

J'apprends à jouer à la vie et ne pas lui confier la responsabilité que j'ai d'être vivant. Oh et que cela est douloureux parfois. Mon égo tremble de ne plus savoir et mes blessures narcissiques se démasquent. Là est l'importance de la voie thérapeutique, pour prendre soin de ce qui émerge.

Alors oui, m'engager dans un chemin où je décide de cultiver la douceur et le délicat, va me confronter dans mes rêves et dans le monde, à tout ce qui ne l'est pas. Tout ce chemin que je fais à m'ouvrir à la vie, me fait accepter toute l'impuissance que j'ai à rester avec ce qui est différent de moi.

C'est un engagement aujourd'hui pour moi que de tenter d'oeuvrer depuis un espace qui initie la douceur. C'est là où aujourd'hui j'apprends à marcher sur le fil, tel un funambule qui apprend sur le tas. Il y a souvent dans ma journée, à accueillir ce qui est, et conserver précieusement dans un écrin d'amour, l'engagement à apprendre l'art d'aimer.

Et depuis ce petit pas là... la vie peut prendre soin d'elle-même au travers de moi, sur le fil que je donne à être responsable et engagé.

Voilà pour aujourd'hui...

Je vous dis à Samedi, pour celles et ceux que je retrouve dans la première des 3 soirées de ce mois de juin.

🙂

Thomas      

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