Exil de soi ou transmutation ?

Par Thomas Marcilly|mai 10, 2016|Lettres

La période que nous vivons est tout à fait singulière. Cette singularité s'exprime dans les aspects multiples de notre quotidien tantôt chahuté par ce qui émerge, éclate, se transmute, que de ce qui s'installe dans nos fondations intimes. Ça tremble ! Puis c'est doux ! Puis ça secoue à nouveau ! Puis c'est le redoux... Mais où va le monde, disent les voix des ancêtres ! 


Lorsque je perds parfois l'horizon du vivant de vue, ces perles de joie qui me fascinent et m'animent, je contacte en moi ce qui préférerait prendre la route de l'exil à l'extérieur, plus loin, différemment, silencieusement... l'herbe étant plus verte et savoureuse dans les contrées éloignées de soi semble-t-il ? 

En 2016, notre dynamique individuelle se rassemble à la dynamique collective, fortement palpable depuis 2012. Le plus délicat est de devenir celui ou celle qu'on ne connaît pas encore. Et quand cela fait trop peur, quand cela demande de transmuter la fidélité à la souffrance que nous portons depuis des siècles... nous pourrions céder à la facilité de rester quelqu'un d'autre et de s'affranchir de ce qui est réellement notre projet d'âme. 

Je suis un passionné du cheminement intérieur et le plus je déconstruis ce que je crois savoir de la vie, le plus je rencontre ma joie dans les aspects les plus simples et délicats du vivant. Il y a aussi en moi l'impatience, l'impuissance de changer le monde, la tristesse de ne pas avoir toutes les ressources pour prendre soin de chaque aspect du vivant, la confusion de marcher dans le brouillard de mes peurs parfois bien trop dense. 

Cependant, il ne se passe pas une prise de conscience sans que celle-ci ne me permette de goûter à l'extase d'être incarné. J'apprends de la vie qu'elle est un bain à remous ! J'apprends à aimer le vivant dans tout cela, et c'est plus doux, réellement. Tous ces outils rencontrés sur mon chemin depuis mon adolescence et les enseignements en direct de la Guidance (Gratitude immense) sont comme un savon moussant qui change l'expérience que je peux faire en direct du bain de l'incarnation. 


Il y a la vie lorsque je souhaite prendre la route de l'exil, coupée d'amour, inflexible et susceptible. 

Il y a la vie lorsque j'embrasse la responsabilité que j'ai de transmuter mes peurs et de m'évanouir dans l'espace d'amour. 

La vie sera toujours parfaitement rythmée et notre santé dépendra toujours de l'attention que nous mettrons à nous caler sur son rythme divin. Quelles que soient les religiosités, les spiritualités et autres courants conscientisés, nous déterrons les mêmes constats et symboliques siècles après siècles. Le décor et les personnages changent, mais le scénario reste le même. 


Nous sommes en plein changement et celui-ci est initiatique donc nous pousse à transmuter. Nous allons de moins en moins être dans la facilité de nier nos responsabilités et ce sur tous les domaines qui expriment la qualité de notre incarnation. La coupure n'est pas seulement, selon moi à nous rassurer que "je suis gentil" et "ils sont méchants". 

Cette coupure est intérieure et pour ne parler que de ce que j'observe en moi et dans les centaines de séances et canalisations que j'ai pu accompagner jusqu'à aujourd'hui, la transmutation du bon et du méchant, du déni, est notre responsabilité individuelle et intérieure de chaque instant. 

Le mot transmutation ne fait pas seulement partie du champ lexical spirituelo-moderno-je-ne-sais-pas-de-quoi-je-parle-mais-ca-fait-bien, non ! Transmuter prend tout son sens depuis quelques mois. Car à défaut de choisir l'exil de moi-même, je choisis de m'offrir le temps de digérer ce qui demande à se transmuter profondément en moi. Et de m'engager dans une vie concrète, consciente et manifestée par cet engagement et cette responsabilité. Nous sommes littéralement en train de muer pour nous recouvrer dans une dimension amoureuse, dépouillée du superflu. Notre génome est en pleine refonte ! 

De mon côté, bercé entre le déni et l'excitation, je choisis de rester dans un espace où je sais que la douceur décide de transmuter ce qui est bon pour moi de transmuter. Je suis de moins en moins celui que je crois être... et cela m'installe dans une expérience sacrément vivante. J'ai immensément peur d'avoir confiance en ce que je me crois capable de transmuter en moi, peur de mon pouvoir, peur de ma responsabilité. J'imagine que cela fait sens pour vous ? 

La transmutation est là : nous perdons nos repères de l'ancien et marchons sur un sol en mouvement, sur un chemin inconnu... et nos Anges sont simplement présents pour nous permettre de conserver cette connexion de coeur à notre expérience de vie, à nous accompagner dans notre collectif debout. 


Et vous, comment c'est de votre côté ? Arrivez-vous à accueillir en vous le déni comme l'impatience, la confusion et la certitude ? 

Car en effet, il n'y a aucune solution toute faite, il n'y a que des expériences à vivre. 

Je vous remercie du partage que vous ferez de ces réflexions auprès de votre cercle et de vos proches. 

Dans la douceur d'un air nouveau, habité par la Gratitude, 


Thomas 

PS : prochaines soirées Le Souffle des Âmes - Paris 17 juin - Lyon 25 juin - informations en cliquant ci-dessous

 

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