Ce qui se meurt en nous

Par Thomas Marcilly|juin 4, 2015|Lettres

 
 

Ce qui se meurt en nous, parfois douloureusement, dans la peur d'un manque, d'un vide, d'un trait tiré sur le passé, d'un souffle absent pour le présent, d'un regard peureux sur le futur.

Ce qui se meurt en nous est pourtant à l'image de toute cette existence en-dedans et au-delà de nous. 

Ce qui se meurt en nous passe le relais à ce qui se trouve être un premier balbutiement. 

Ce qui se meurt en nous appelle ce qui peut être accouché, ce qui demande à être nouveau-né. 

Je vous propose en ce mois de Juin, pour toutes ces petites choses qui vont mourir en vous, de ne pas arrêter votre respiration, mais de simplement placer votre écoute. 

Placer votre écoute sur ce qui galope avec joie vers vous, pour vous offrir le mieux, le juste, le beau. 

Ce qui se meurt en nous peut pousser un cri et exprimer sa détresse. 

Ce qui se meurt en nous peut pleurer des larmes et demander de l'aide.

Ce qui se meurt en nous peut demander un temps de deuil. 

Et ce qui se meurt en nous, est une offrande au nouveau, une place libre, fissure par l'intermédiaire de laquelle la suite va pouvoir s'engouffrer.

Ce qui se meurt en nous est une sensation que l'on juge, que l'on étiquette, que l'on retient dans sa forme d'expression. 

Que se passe-t-il en moi si "ce qui se meurt" a suffisamment de place pour mourir ? 

Portons notre attention sur toutes ces fois où nous ne laissons pas le fluide de la vie et donc de la mort, se faire en nous. Tous ces rythmes, bonnes manières, automatismes, croyances... que même s'ils nous font souffrir et peur, nous les retenons.

Pourquoi est-ce si compliquer de lâcher prise alors que la mécanique du "lâcher" est pourtant plus simple que celle de "retenir" ? Essayez avec une balle de tennis ! 

Tout simplement parce que ce qui se meurt en nous, en cet instant, n'a pas de place pour être, pour lâcher. C'est à la fois avoir un pied dans le passé qui nous réconforte, un pied dans le présent qui nous stabilise, un pied dans le futur qui nous rassure.

Ce qui se meurt en nous est telle une porte qui s'ouvre sur une aventure plus juste.

Il y aura toujours la manière dont notre égo va étiqueter nos faits et gestes, nos actions et réactions face à la vie. 

Mais en cet instant, ce qui se meurt en moi est une sensation, que j'observe.

Ce qui se meurt en moi est un souvenir que je laisse partir.

Ce qui se meurt en moi est une croyance que je laisse se transformer.

Ce qui se meurt en moi est une peur que j'aime pour lui donner la possibilité de se sentir autrement. 

Ce qui se meurt en moi est telle cette main divine qui me propose un autre support de réalisation. 

Ce qui se meurt en nous. Ce qui se meurt en nous et dans ce monde.

Ce qui se serre en nous lorsque nous ne laissons pas la vie être dans sa forme d'expression libre et abondante. 

Ce qui se serre en nous lorsque nous sommes en colère contre le Grand Tout parce que peur de la violence d'autrui, peur d'une fin. 

Ce qui se serre en nous lorsque nous pensons que la vie nous a abandonné sur le coin d'une route : 

 

" Une nuit, j’ai eu un songe. J’ai rêvé que je marchais le long d’une plage, en compagnie du Seigneur. Dans le ciel apparaissaient, les unes après les autres, toutes les scènes de ma vie.
 

J’ai regardé en arrière et j’ai vu qu’à chaque période de ma vie, il y avait deux paires de traces sur le sable : l’une était la mienne, l’autre était celle du Seigneur.
 

Ainsi nous continuions à marcher, jusqu’à ce que tous les jours de ma vie aient défilé devant moi. Alors je me suis arrêté et j’ai regardé en arrière. J’ai remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de ma vie. Les jours de plus grande angoisse, de plus grande peur et aussi de plus grande douleur.

Je l’ai donc interrogé : 
" Seigneur… tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie et j’ai accepté de vivre avec Toi. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. "

Et le Seigneur répondit :
" Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien: c’était moi qui te portais. "

(Ademar De Barros)

En ce mois de Juin, un mois de transition dans la belle saison, un mois de solstice où la lumière va atteindre sa grande flexibilité, je vous propose de vous installer confortablement.

De vous installer sereinement dans vos racines, dans votre espace vibratoire, pour y sentir le doux flux de la vie qui se meurt et qui prend naissance à chaque instant. J'ai à coeur de vous inviter à observer ces instants précis, où ce qui se meurt en vous ne peut pas, et où ce qui se propose nouvellement à vous ne peut pas être accueilli.

Car c'est en nous observant que nous pouvons devenir un exemple pour nous-même. C'est en rentrant nos projections extérieures en nous que nous pouvons accéder à ce qui n'arrive pas à être aimé. 

La vie nous goûte comme dirait Isabelle Padovani, à chaque instant. Cette lettre est une invitation à vous laisser déguster par la vie pour en être le fruit délicieux et joyeux. 

Si cette lettre d'information vous fait du bien, je vous invite à la partager autour de vous, la transférer à vos contacts, vos amis, votre famille. Pour continuer à créer l'émulsion, ensemble !

A bientôt de rayonner ensemble, je vous embrasse et je vous remercie intimement de vos élans du coeur qui m'accompagnent avec douceur.
 

Thomas
 

(cliquez pour lire la version complète de la lettre d'information et accéder à la version audio)

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