2 clefs pour son quotidien

Par Thomas Marcilly|mars 4, 2015|Lettres

 

 

 

Les mois qui défilent, annoncent pour chacun leur singularité. En ce début de mars 2015, même si l'entrée dans l'année de la chèvre nous a invité au passage depuis quelques semaines, l'équinoxe du jour 20 proposera une nouvelle danse de printemps.

Dans cette perspective, j'ai l'envie que cette lettre soit un éveil de votre bonne humeur, au mieux, de votre joie de vivre. Et si la sortie de l'hiver vous semble difficile, que ces quelques mots puissent éclairer simplement votre journée, ou vous inspirer le temps de la lecture. Le reste fera son chemin, j'ai cette intime conviction...

Printemps, moment du débourrement. Quand la magie d'un bourgeon qui dit OUI permet à un végétal de s'ouvrir autant à une vulnérabilité en faisant confiance à la vie, qu'à sa toute puissance de se manifester. Comme un élan de vie, à la fois préparé et soudain, lorsque la sève d'un arbre vient infuser le bourgeon, pour lui dire : vas-y. 

Je vous invite à ouvrir un peu plus les paupières de vos oreilles, ouvrir un peu plus les conduits de vos yeux, ouvrir un peu plus les pores de votre peau le matin... Pour y sentir les changements progressifs mis en scène par Dame Nature. Ne loupons pas une minute du spectacle environnant !

Le printemps nous permet de toucher en nous, un rythme de vivre qui nous dépasse. Quelque chose renait, quelles que soient les erreurs commises. Quelque chose y croit encore et la nature nous montre l'exemple. Le soleil va se faire plus présent pour permettre à nos bras de créer, notre tête de bien-penser, notre coeur de cocréer. Nous pouvons rester à l'état du bourgeon, dans notre zone de confort. Tout comme nous pouvons nous laisser accompagner par l'essence de vie qui s'infuse dans notre être. 

Depuis quelques semaines, j'explore une réelle transformation dans la communication que j'ai avec mon corps. Tout mon parcours d'enfant jusqu'à l'adulte que je suis aujourd'hui, m'emporte dans cette rencontre avec ma matière de chaire. Mais je sens intimement, depuis quelques semaines, quelques gouttes d'amour véritable que je distille de-ci de-là, en moi. Un travail de presque 15 années, qui m'emmène tout juste à effleurer la sensation d'être en amour inconditionnel avec moi-même. 

Je suis parfois allé vite, j'ai souvent abandonné, je me suis souvent jugé et je me suis si peu aimé, trop peu respecté. Mais ce sont tout de même des expériences accumulées, des rires et des pleurs, de grandes réussites et quelques petites erreurs. Tout cela pour apprendre et m'ouvrir à plus de liberté. Car certaines croyances, peurs et comportements ne me rendaient pas libres. Tout ce chemin n'est donc pas un chemin de souffrance, mais bien une route vers plus de fluidité, de corporalité, d'ancrage de l'âme. 

Lorsque j'ai senti en moi mes premiers réveils spontanés à ma réalité, que je suis traversé par l'Univers comme le dit si joliment Valérie Mancini  (constellatrice à Lyon), cela peut être un torrent d'amour et de gratitude, comme un instant de perte totale de repères.

Mais ces grands instants de grâce, quelle que soit la couleur qui les façonne, m'enseignent la beauté d'être présent à ce qui est. Non pas comme un signal d'alarme, mais un signal de l'âme. Car il y a deux clefs que je comprends comme étant essentielles dans ma vie aujourd'hui : la clef de la conscience et la clef de la gratitude. Je ne suis pas toujours en mesure des les utiliser pleinement. Mais ces deux clefs m'invitent notamment à transformer mon quotidien et animer les petites choses...

J'ai envie de vous parler de ces petites choses qui me rendent heureux, parce que je crois que je tiens un truc sympa là. Ce sont aussi des petites choses que l'on endort parfois pendant l'hiver où dans la routine de la vie, lorsque nous ne posons plus notre attention sur les actes, car nous couronnons le saint graal qui gouverne notre Être : la tête. 

Ces petites choses, qui font danser notre âme, vont pouvoir pleinement reprendre leur expansion maintenant, accompagnées par ce premier temps, le printemps. Et dire que cela fait tellement de printemps écoulés que nous n'y prêtons plus toute notre attention...

En étendant le linge dehors au petit matin, habité par la fraîcheur du moment, éclairé par cette lumière qui me chante que tout est possible, je me suis senti honoré d'être dans la pleine conscience de cet instant qui peut pourtant sembler si insensible. C'est cette petite chose dont je vous parle, sublimée par la conscience et la gratitude. 

Je m'amuse régulièrement avec la vie, à transformer des moments routiniers, pourtant important dans mon ancrage à ma réalité que je créée, en instant singuliers. J'aime inviter les esprits de la nature à m'accompagner lors d'un moment de grand ménage, éclairer mon lieu de vie par les vibrations de mantras,  me laisser envahir par la gratitude lorsque je suis si bien seul à vous écrire. 

J'aime sentir où mon corps est nourri lorsque musique à l'oreille, je parcours à vélo les kilomètres qui me séparent de ma destination. Depuis là où je vous écris maintenant,  je suis à quelques mètres de la mer, je me sens tellement honoré d'être éblouis par le reflet du soleil sur l'eau agitée par le vent. Je me sens entouré lorsque je dépose dans les éléments, une colère intérieure que je rencontre ou un cri qui demande à s'exprimer.

Lorsque je suis triste, traversé par le doute, transpercé par une émotion qui ne circule plus, je ne reste plus seul avec mon incompréhension et mon sentiment d'injustice. Je m'autorise à être vivant dans ce qui me dépasse à l'instant, être vulnérable dans ce que mon égo voudrait maîtriser. Je mets dans la conscience dans ce que je vis pour dépasser ce qu'il y a à dépasser, et ne pas rester fidèle à la souffrance. 

Ces petites choses... d'ouvrir les volets le matin en avouant à la vie que je suis un peu inquiet. Ou d'accueillir les synchronicités sur le chemin qui me guident tels les battements d'ailes d'un Ange (...). Ou encore de sentir l'amour envahir mon salon lorsque la flamme d'une bougie vient à la vie. 

Conscience, 

Gratitude,

Et si ça commençait par cela déjà ? Quelques soupçons de conscience, et un merci ? 

Dans tous les actes de paix que je fais à l'intérieur de moi, ce sont des découvertes que j'autorise ensuite dans le monde qui m'entoure. Et c'est dans la conscience que j'essaie d'apporter un maximum dans ma journée, et dans la prière du merci, que je trouve un équilibre subtile et joyeux. 

Ecoutez la prière de Daniela Andrade  avec une reprise de Mercedes Sosa - Gracias a la vida :

 

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=vp-7fIwLdng&w=640&h=360]

Il est grand temps de vous faire du bien, de vous occuper de vous, d'incarner un émerveillement qui sera en pleine synchronicité avec la vie. 

Parce que la joie est une énergie qui ne peut partir que de votre centre. Et parce que c'est avec l'énergie de la joie du coeur que nous créons notre vie. Un tout petit plus de conscience et de gratitude, dans chacun de vos actes. 
 

Une grande bouffée d'inspiration,

Je vous laisse, pour le moment, avec ces deux clefs : conscience et gratitude.
 

Thomas

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=f-Ko4YsdEA0&w=640&h=360]

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