Journal du loup réveillé

Par Thomas Marcilly|novembre 30, 2014|Lettres

(nouvelle publication de ce post publié la première fois le 11/12/2012)

 

Lorsque les vibrations du tambour portèrent la folle magie du feu jusque haut dans le ciel, viennent se présenter à nous deux vieilles âmes à entendre. Nos voix ont ainsi vibré pour honorer un ancêtre disparu, admirer la naissance de la mort plus vivante que jamais à laquelle il fallait juste allumer la conscience d'un instant.

 
 
Il est bientôt 4 heures du matin et nos voix ont chanté toute la nuit pour fêter la joie d'être vivant et d'accueillir chaque passage comme une douceur naissante. L'expérience de la vie est honorée, plus vivante que jamais, nous accordons un temps à l'harmonie. Les notes s'accrochent les unes aux autres, parfois se cognent, souvent s'embrassent, et nos sourires deviennent primaires et importants. 1 puis 2,3,4... les chants s’enchaînent sans jamais se ressembler comme si ne nous nous étions jamais quittés. Des milliers d'années nous séparent peut être de notre première rencontre, et la magie chamanique est toujours pure et brute, nous invitant à poursuivre nos chemins d'êtres...
 
C'est ainsi que chaque rencontre m'invite à toujours plus de cohérence, toujours plus de subtilité, toujours plus de douceur, toujours plus de force. La seule chose qui me ferait douter d'être de retour sur mon chemin de vie, serait de ne plus avoir de doutes. Celui qui me ramène au quotidien dans la réalité à sublimer par toujours plus de compassion pour moi-même et pour l‘autre.
 
J'ai redonné vie à l'enfant qui écoutait le vent et portait l'animal en lui. Je redonne maintenant vie à la souffrance de cette joie indescriptible que de reconnaître mon plein potentiel. L'enfant qui écoutait les pierres et sentait les âmes esseulées se guérit et guérit l'autre dans son chemin.
 
 
 
Quand la vie ou l'avis de l'autre m'invitent à ne pas être aussi détaché parfois ou dans le contentement du simple fait d'être, je m'invite de mon côté à ne pas laisser la pensée cocréatrice à ancrer cette croyance extérieure dans mon quotidien. Je suis cocréateur de mon tout et responsable en étant.
 
J'aime inconditionnellement une seconde se transformant par addition en une minute de vie tout en étant encore dans l'apprentissage de l'amour de l'être unique. J'aime la beauté du regard d'un tout, en étant dans la fragilité de ne pas accepter totalement celui de l'autre. Mais c'est en ouvrant cette fragilité que j'avance... Le loup qui observe et protège a lui aussi son chemin de guérison propre, dans une spécialité qui n’est pas la sienne, dans sa vulnérabilité qu’il ose dévoiler.
 
 
 
Dans les réalités de guérison, le temps est incertain, impalpable. La minute nous échappe quand parfois les souffrances d'une vie sont capables de s'évader en un instant. Lorsque s'évaporent les croyances judéo-chrétiennes fondées sur la peur constante d'être dans le pêché et d'être brûlé vif sur un bûcher de honte, je réveille ainsi en moi la vie.
 
 

 

Et c’est ainsi que ma partie de légende personnelle est. Celui d’être l’un des 100 singes, capable de réveiller l’humanité. Celui d’être l’un parmi une immensité, qui a aussi cette infinité en lui. C’est ainsi que je suis et surtout... que nous sommes.

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