Pour me faire aimer

Par Thomas Marcilly|mai 20, 2014|Lettres

 
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« Pour me faire aimer, j'ai vraiment tout essayé. J'ai même changé de personnalité, mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, j'ai acheté la paix. Même si cette paix me troublait. Mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, j'ai pris tous les blâmes sur moi. Même si je n'en étais pas la cause. Mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, j'ai accepté de me faire blesser verbalement. Sans jamais risposter. 
 
J'ai saigné abondamment et j'ai léché mes plaies. Mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, j'ai consenti à me faire rabaisser plus d'une fois. Mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, je n'ai rien dis afin de vous protéger. Et j'ai tout enduré. Mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, je vous ai comblé de cadeaux. Et vous en avez largement profité. Mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, je vous ai donné du temps que je n'avais pas. Mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, j'ai essayé de vous faire comprendre tout en douceur, de différentes façons, mon besoin de vous, mon besoin de votre amour. Mais ça n'a rien donné. 
 
Pour me faire aimer, j'ai finalement compris, après plusieurs années de travail acharné, que c'est moi que je devais tout simplement... aimer. » 
 
(Source : via Souffle d'Ange) 
 

 
Bad Meinberg - Allemagne - 2013

Est-ce que je m'aime ?

 
 
Malgré toute la bienveillance que l'on peut accorder parfois aux autres, celle-ci peut manifester en arrière de la scène, la plus grande dureté que l'on a envers soi. Maintenir un cadre rigide autour de soi pour être certain de contrôler tout ce qu'il y a à l'intérieur sans avoir à pointer le bout de son nez au dehors, est efficace un temps jusqu'à épuisement. 
 
Nous maintenir aliéné par nos peurs, par notre colère, par notre tristesse et drames de vie, par nos jugements envers nous même et envers l'autre... c'est être dur envers soi-même et de ne pas accepter d'observer au delà de son expérience passée. 
 
 
Où en êtes-vous du pardon que vous vous accordez ? 
 
Où en êtes-vous dans la bienveillance que vous vous manifestez au quotidien ? 
 
Où en êtes-vous dans la compassion que vous vous portez à chaque instant de votre vie ? 
 
 
 
Dans l'art des relations, il y a donc notre relation avec nous même dans un premier temps. Et pour reprendre le travail d'un auteur nommé Darpan, je retourne deux questions (qu'il utilise dans le contexte de la relation amoureuse) : 
 
Est-ce que vous vous sentez aimé par vous-même ? 
 
Est-ce que vous vous sentez suffisamment aimé par vous-même ? 
 
En réponse à ces deux questions, après avoir travaillé sur votre confiance, posez en vous (jusqu'à pourquoi pas le mettre sur papier), les évidences et faits qui confirment que vous ne vous vous aimez pas complètement, voir pas du tout. Ce constat fait, pardonnez-vous cela ! Accueillez cet état de faits comme cette justesse qui vous porte et grandissez dans ce recul que vous prenez sur votre vie. 
 
Ce n'est pas en s'occupant de l'autre à perte d'énergie, que l'on peut se trouver soi-même. On ne peut pas trouver assez de réconfort en l'autre pour s'alimenter soi-même et être dans la bienveillance. On peut passer son existence à s'occuper des autres et trouver de bonnes raisons pour se faire plaindre en retour. 
 
Alors maintenant, commençons à nous occuper de notre personne. Cela peut valoir le travail de s'occuper d'un groupe de 12 personnes âgées et de 30 gamins en culottes courtes en même temps, mais ceci est notre réalité d'être humain ! Tout est pourtant si simple en pratique, compliqué en théorie. C'est absolument extraordinaire ce que l'on peut créer et recréer comme schémas de pensées erronés, vibrations négatives par la pensée et les mots... 
 
Pour avancer sur son propre chemin de vie, il me semble donc essentiel de venir explorer toutes ces notions envers nous-même. Bien plus qu'un simple changement, s'accorder sa pleine conscience c'est l'image de remettre les compteurs à zéro pour soi-même : erreurs, faux pas, bonnes actions, grands échecs, vivant succès, pleurs et rires... Je suis certain que vous pourriez en ce moment même dresser une liste non exhaustive de tous les freins construis par culpabilité. 
 
 
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La justesse de l'amour
 
En plus de se faire confiance, il est important de tomber en amour avec soi. Que ceux qui imposent déjà ces notions comme des dimensions égoïstes explorent déjà cela en leur fort intérieur. Car il ne s'agit pas de lire ceci entre deux livres, mais de découvrir en soi et en l'autre, ce que sont ces termes de "confiance" et "d'amour". Ce n'est pas ce que nous lisons, mais ce que nous expérimentons. 
 
L'amour se transmet sous toutes ces formes, des plus maladroites aux plus médiatiquement criantes. L'amour est une énergie qui nous relie bien au delà de la relation à l'autre. L'amour est une énergie de vie et donc vivante. 
 
Nul besoin de l'autre pour expérimenter l'amour. L'énergie d'amour est une puissance intrinsèque qui se doit avant tout d'être déployée en nous avant même d'en gaspiller sporadiquement pour l'autre, de ce que l'on pense avoir compris. L'énergie d'amour vient toujours frapper là où la douleur est présente, et deux choix s'offrent alors à nous : fermer la porte à une guérison éventuelle d'une partie de notre être, ouvrir à la vie la profonde justesse d'être ni plus ni moins véritable ? 
 
L'amour est toujours juste et c'est pourquoi il ouvre aux grands changements. L'amour offre à la souffrance de devenir poussière. Ce qui est douloureux c'est de ne pas oser aimer, osez lâcher donc l'ancien pour le nouveau.
 
L'amour est toujours juste et c'est pourquoi il bouscule le faux. Dès que l'on expérimente quelconque travail avec le cœur, centré sur celui-ci et dans la résonance de celui-ci et non rattachée au mental, c'est inviter le vrai et décimer le faux. Pour reprendre Darpan, il n'y a pas de petit mensonge : c'est vrai ou ça ne l'est pas ! Face à la vibration du coeur que vous souhaitez arborer, ce qu'il y a de mensonger en vous se met à nu, et ce que vous conduisiez comme mensonges dans vos relations est rendu à l'Univers.
 
L'amour pour vous même, l'amour de l'autre, l'amour pour l'autre, l'amour d'un tout... vient chercher le vrai. Ce qui est bancal n'est pas amour, c'est une création de l'égo pour se rassurer. 
 
 
Combien accusent l'autre ? Nous le faisons tous. 
 
Combien accusent les situations récurrentes dans notre vie ? 
 
Combien s'obstinent à brandir le fusil quand la vie n fait que leur montrer le chemin du vrai ? 
 
Combien pensent constamment pour les autres mais sont incapables de penser pour eux ? 
 
 
 
Il n'y a pas un seul axe de guérison donc, aucun remède miracle, aucune formule magique si ce n'est d' accepter d'ouvrir les œillères sur sa vie, en admettant nos pires faux pas jusque nos plus grandes réussites. Pour soutenir les fondations de votre être. 
 
Partir en guerre contre l'autre, c'est ni plus ni moins déclarer la guerre à soi même. Soyez complètement et totalement cet être juste et affrontez en vous vos propres batailles : les croyances erronées  les peurs enracinées, les doutes inscris... faites les fondre en ressentant la justesse à l'intérieur de vous. 
 
J'ai moi même tenu jusqu'à ne plus pouvoir le faire, les rennes de ce que je pensais être bon pour moi. Protéger l'autre, me fermer dans mes peurs quand celles-ci frappaient vivement sur la porte, voir sans dire, dire sans voir, oublier de me respecter en pensant respecter l'autre. Nous sommes tous généreux dans la souffrance que nous pouvons parfois accorder à l'autre. Nous le sommes tous et partons de là.
 
Vous n'êtes pas prêt à vous débarrasser de votre béquille de douleur, de souffrance ? Assumez le totalement et pardonnez-vous pour cela. Mais dès lors que vous aurez acté le fait de ne plus autoriser de mensonges en vous même, vous transmuterez non seulement vos plus profondes couches, et démasquerez tout ce qui est bancal dans votre vie : relations, situations, croyances, peurs... 
 
 
Cours Vitton - Lyon - 2013
 
Faites la paix avec vous même et acceptez-vous non pas comme on vous le demande dans les plus beaux livres, ou comme je le fais maintenant. Acceptez-vous réellement, totalement, au delà du conscient. Travaillez dessus incessamment et cela sera votre base pour guérir toutes vos blessures. 
 
Explorez votre potentiel dans la créativité de votre être. 
 
 
Vivez vos passions. 
 
 
Déclarez votre amour. 
 
 
Débarrassez-vous de ce qui est faux. 
 
 
 
Faites de vos fragilités vos plus grandes forces en admettant totalement être imparfait sans y mettre de "mais". Mais pardonnez-vous de cela, pardonnez-vous inconditionnellement et totalement... 
 
Ne fermez pas la porte à ce qui peut être guérit en vous, car ce qui n'est pas juste ou claire pour vous, ne pourra jamais l'être pour l'autre... 
 
En restreignant par avance le champ des possibles de votre vie, vous restreignez tout autant votre capacité et votre volonté d'accueillir le nouveau. Apprendre de soi et se nourrir d'outils qui nous aident en ce sens, n'est certainement pas réduire son champ de vision. C'est en comprenant ce qu'il se passe à l'intérieur de nous, en l'observant, que nous pouvons ouvrir notre conscience à l'inconnu et donc au nouveau... et donc s'occuper de façon véritable et bienveillante de l'autre.
 
 

Thomas – The Yogi Wanderer

 
 
 
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