Me faire confiance

Par Thomas Marcilly|mai 18, 2013|Lettres

 
 
 
Août 2008, je suis face à mon ordinateur. Dans quelques secondes je m'apprête à valider ma demande de visa pour l'Australie. Je n'en parle à personne si ce n'est à mon âme. Ce jour là, la décision est prise : je me fais confiance. Peu importe la matière savoureuse qui m'entoure que je suis capable d'alimenter par une occupation bien dodue que l'on appelle travail. 
 
J'ai cocréé un travail qui me prend la moitié de mes 24 heures, j'ai cocréé l'environnement délicieux autour qui me permet de me ressourcer un strict minimum une fois la routine bouclée. Je suis responsable de tout cet environnement et tout comme je me suis fais confiance en alimentant les désirs de mon égo, je suis maintenant prêt à déguster les besoins de mon être. 
 
En remplissant le formulaire de demande de visa qui lance l'énergie du renouveau dans ma vie (ce dont j'étais complètement inconscient à l'époque), j'écoute l'appel de mon âme qui frétille d'impatience à me voir enfin dans un mouvement de conscience de son potentiel. 
 
Un choix est toujours un choix et celui-ci à impliqué aussi bien le retour à mon état originel nourrit de mes expériences de vies passées, les battements d'ailes nouveaux, qu'un nombre certain de tris affectifs, sentimentaux, matériels, et mentaux. 
  
Cinq années me conduisent jusqu'à ces mots aujourd'hui. Une révélation intérieure qui me permet aujourd'hui d'être serein vis à vis de mon retour en France et dans cette énergie d'ancrage que j'alimente depuis, est celle d'accepter de me faire confiance. Nul autre choix me direz-vous ? Disons que dans le cas où l'on décide de faire de son parcours de vie, un outil d'accompagnement pour soi et pour l'autre, cela est essentiel. 
 
Cette énergie mise en fusion à l'occasion de mes escapades en solitaire (ou en charmante compagnie) et ce jusqu'à ma première retraite du silence en Inde ont allumé en moi une flamme de sérénité sur ce que j'ai à inscrire. J'accueille toujours les doutes qui m'empêchent de rester assis sur d'heureux lauriers et les nombreux tris en tout genre.  
 
Je ne pensais pas que le voyage pouvait être l'appel premier de mon âme. Fuit pour mieux te trouver... mais n'oublie pas de trouver dans la fuite ! Le constat est fait et quatre ans plus tard, ma mallette à outil intérieure est toujours bienveillante et parfois dérangeante. 
 
J'ai à apprendre encore de toutes les expériences de vie qui se présenteront. Je n'aurai jamais la même expérience que mon voisin et j'aurai toujours à me nourrir de son vécu, comme il pourra le faire du mien. Mais je n'ai plus besoin d'être dur envers moi pour le comprendre. Long cheminement qui au fil d'ajustement, m'a amené et me porte toujours en ce sens : à me déplumer sans pudeur et avec moins de peurs. 
 
Le voyage m'a dépouillé du flagrant et a conscientisé les béquilles de souffrance. Toutes ces années à porter ma propre culpabilité de n'être que moi même. Toutes ces années de lourdeur dans le corps, qui ne demandait qu'à faire transpirer le souffle de mon âme ! 

 
Cela n'empêche pas l'effort du quotidien d'être dans la pleine conscience des étagères de dossiers qu'il reste à traiter. Aucune secrétaire pour faire le tri: j'utilise la méditation pour cela. Aucun autre employer pour faire le ménage, classer les priorités et activer l'alarme quand je m'endors. Tout cela est un travail personnel.
 
Dès que je tends à accuser ce qu'il se passe à l'extérieur de moi, je me rappelle que cela ne vient que refléter ce que je suis à cet instant. Et dès que je sens mon rayonnement se propager au delà de moi, je le laisse faire son travail. Je suis dans la bienveillance uniquement quand je suis ancré dans mon amour propre. Sans cela, l'égo cherche juste à se donner bonne conscience de ce qu'il ne peut pas être. 
 
Alors voilà, j'ai décidé, un certain jour de me faire confiance. Une confiance qui se construit par étape. Et j'ai aussi pleinement décidé de faire confiance. Car ce qui peut sembler d'une orgueil sans finesse que de parler "d'appel de l'âme", comprend tout ce qu'il est bon de changer et d'accepter pour cela... 
 
 
Avant même d'aller plus loin donc dans le chemin de guérison, il est important de se demander : 
 
"Est-ce que je me fais confiance ?" 
 
Avez-vous confiance en votre ressenti, votre intuition, votre potentiel d'Homme ou de Femme dans toutes leurs dimensions d'être ? 
 
C'est décidé, aujourd'hui, ici et maintenant, je me fais entièrement confiance ! Et vous ? 
 
 
 
 
 
 
Thomas – The Yogi Wanderer 
 
 
 
Partager cet article:

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.